Depuis que l’Art est devenu un mot, il a aussi été démontré comme un concept tout à fait subjectif qui se référait davantage à l’opinion esthétique d’une personne qu’à un suivi de règles encombrantes.

 

Si quelqu’un trouve un tableau magistral, un autre individu à ses côtés pourrait le juger hideux et sans saveur. Ces personnes pourraient bien être amis, voire amants, que cela ne changerait rien aux choses. Le goût d’un art ne se partage pas, il nous est purement propre et bien qu’il puisse parfois être influencé au fil des années ou par des ragots qui sauront finalement nous convaincre, on ne peut pas commencer à aimer quelque chose parce qu’une autre personne l’aime en toute sincérité. Il arrive parfois que certains d’entre nous, se forcent à aimer une quelconque oeuvre d’art pour faire plaisir à une connaissance, mais il n’en reste pas moins que se forcer à aimer ne veut pas dire que l’appréciation est authentique. C’est pour cela que l’Art a toujours été vu comme subjectif.

 

Personne n’a le même avis sur une oeuvre et s’ils l’ont, c’est qu’ils ne connaissent rien à ce sujet et se contentent de répéter ce qu’ils ont entendu auparavant, tel un vulgaire perroquet qui veut montrer à tous que son plumage est plus distingué que ceux des autres oiseaux. Allez dans n’importe quel musée et écoutez donc les personnes qui passent devant un tableau en particulier. Vous entendrez un qui s’exclamera; « Que c’est magnifique ! », lorsqu’un autre ne jettera qu’un bref coup d’œil avant de secouer la tête et de partir vers d’autres horizons. Parfois un Art reconnu ne le sera pas par d’autres personnes.

 

Prenez donc Vincent Van Gogh, au début de sa carrière, il a été rejeté par la plupart de ses contemporains et il est mort dans une extrême pauvreté puisqu’il n’aura vendu qu’une seule peinture de son vivant La Vigne rouge à Montmajour, connue sous le nom La Vigne rouge, est une peinture à l’huile de l’artiste peintre hollandais Vincent Van Gogh, exécutée à Arles en novembre 1888. C’est le seul tableau qu’il ait vendu publiquement de son vivant. Mais une fois mort, et une fois que les mœurs et les opinions eurent évoluées, son toucher fut reconnu et applaudi par plus de personnes qu’il n’aurait alors pu l’imaginer.

 

Aujourd’hui il en reste de même. Peut-être y a-t-il autour de nous, des artistes qui se démènent pour créer quelque chose de nouveau, mais qui ne sera au final, reconnu seulement par une minorité et cela, jusque les goûts évoluent avec le temps. Rien, ni personne ne peut forcer l’amour, ne serait-ce un amour pour l’Art ou un art en particulier. Même en gardant un esprit ouvert à toute nouveauté qui s’offre à nos yeux, accepter et reconnaître sont deux choses bien différentes.